Newsletter

Alain Laboile

artiste

reservoir chickens, 2011 © Alain Laboile

reservoir chickens, 2011 © Alain Laboile

Sculpteur, photographe et père de six enfants, Alain Laboile a entamé un album de famille en 2007, à l’âge de 39 ans. La série « La Famille » était au commencement son trésor intime. Ce photographe autodidacte qui ne possède qu’une photo de sa propre enfance, désirait simplement marquer le temps qui passe avec les siens.

 L’album de famille a rapidement franchi le cadre intime pour séduire la toile. Chaque jour, des dizaines de milliers d’internautes, dans le monde entier, attendent les nouvelles images de cette « tribu » française qui vit insolemment, au bord du monde.  En décembre 2012, le New York Times célèbre le talent d’Alain Laboile. 

Les premières expositions suivent, d’abord au Japon et aux Etats-Unis, puis en France, début 2015 avec l’exposition collective « Aux frontières de l’intime ». Parmi les photographies de  Bernard Plossu, Julien Magre, Patrick Taberna, Fouad Elkouri, Nelli Palomäki et celles d’autres artistes comme Alessandra Sanguineti, Emmet Gowin et Ralph Eugene Meatyard, les images d’Alain Laboile prennent désormais leur place dans la longue tradition de la photographie de famille.

La série « La Famille » est entrée en 2014 dans la collection du Musée français de la photographie.

 

De sa cabane-atelier, sur un terrain isolé dans le sud de la France, Alain Laboile  s’est mis à observer et à photographier les jeux insouciants de ses enfants. Sans mise en scène, le père-photographe les saisis en symbiose avec la nature. La maison, la prairie, les bois, le bassin sont autant de scènes à ciel ouvert où les forces telluriques semblent gagner les jeunes corps en mouvement. Sculpteur de formation, Alain Laboile voit plus large que le sujet, il donne du relief aux images en soulignant un arrière-plan où se cache toujours un trésor, un mystère, un enfant perché dans un arbre.

 

Ces photos agissent comme un élixir de jouvence. Elles nous renvoient à l’ « état de nature » imaginé par les philosophes au XVIIème siècle. Quand le monde était jeune, seules les pulsions importaient. Les enfants libres et parfois nus s’affranchissent de la pesanteur quotidienne. Exercice délicat que de montrer la nudité à une époque gagnée par une forme de puritanisme. A la manière de Sally Mann, sans fausse pudeur, Alain Laboile explore la chair de sa chair telle qu’elle est. Mais contrairement à l’artiste américaine, il en révèle la formidable énergie plutôt que la face troublante.

 

     

Wrought-iron craftsman, photographer and father to six children, Alain Laboile started a family album in 2007, at the age of 39. His“La Famille”series was, at first, a private treasure. This self-taught photographer who only possesses one picture of his own childhood simply wished to record the passing of time with his family. 

 

Alain Laboile started observing and snapping shots of his children's carefree games from his shed on an isolated piece of land in the south of France. Without any staging, the photographer-father catches them in symbiosis with nature. The house, the field, the woods and the pond are some of the open-sky sets where telluric forces seem to possess the young moving bodies. A sculptor by training, Alain Laboile sees beyond his subjects: he gives depth to the images by highlighting a precious detail in the background revealing a treasure, a mystery, a child up in a tree.

 

These photos act like an elixir of life. They take us back to the“state of nature”imagined by the 17th century philosophers. When the world was young, only impulses mattered. The free and at times nude children liberate themselves from daily burdens. Showing nudity in times affected by a form of puritanism is a delicate endeavour. Much like Sally Mann, Alain Laboile explores the flesh of his flesh as it is, without a fake sense of modesty. But unlike the American artist, he reveals its formidable energy rather than its disturbing side.

 

The family album quickly goes beyond the private setting and seduces the web.  Tens of thousands of internet users all over the world await, daily, the new images of this French“tribe”insolently living on the edge of the world. In December 2012, the New York Times celebrates Alain Laboile's talent. The first exhibitions ensue in Japan and the United States, then in France in early 2015 with the“Aux frontières de l’intime“ collective exhibit. Alain Laboile's images finally take their rightful place in the long tradition of family photography amidst the images of Bernard Plossu, Julien Magre, Patrick Taberna, Fouad Elkouri, Nelli Palomäki and those of other artists such as Alessandra Sanguineti, Emmet Gowin and Ralph Eugene Meatyard.

 

The“La Famille”series joined the Musée français de la photographie collection in 2014.

 

 

Expositions : 

2015 :

18 sep-19 dec : Galerie Intervalle Paris (France)

18 sep-27 sep : Unseen Photo Fair Torch Gallery Amsterdam (Pays-Bas)

27 juin-3oct : Estivales Photographiques du Trégor Lannion (France)

20 nov 2014 - 15 avril : "Aux frontières de l'intime" Musée français de la pHotographie Bièvres (France) Patrcik Taberna, Julie Blackmon, Bernartd Plossu, Julien MagreYves Trémorin, Franck Gérard, Elle Kooi...

2014 : 

Exposition collective pour le FINI 2014 au Centre culturel universitaire "La Garza", La Pachuca (Mexique)

2013 :

"I adore photographs" JIRO MIURA GALLERY, (Tokyo Japon)

Exposition collective pour les VIPA 2013 à la Kunstnetzwerk gallery (Autriche)

Exposition solo à la dnj Gallery, Santa Monica, CA.

Exposition au Delhi Photo Festival, New Delhi.

Exposition solo à la JIRO MIURA GALLERY, Tokyo.

Exposition collective à Art Osaka, au Japon.

2012 : 

Exposition au Angkor Photo Festival à Siem Reap (Cambodge)