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Afterbeauty

Marta Zgierska

26 avril
— 6 juillet
2019

Les formes sont construites avec des masques esthétiques usagés. Afin d'obtenir du matériel pour son travail, Marta Zgierska s'oblige à effectuer le rituel consistant à placer le masque sur son visage et elle répète le processus jusqu'à ce qu'il devienne nocif pour la peau. De cette façon, elle veut transformer son image en forme pure, privée du contenu mimétique et du sexe. Le matériau utilisé est visuellement séparé de son contexte principal, le visage féminin, et pourtant il reste une sorte d’autoportrait. Bien qu’elle rejette son genre lors de la transition vers l’abstraction, la fonction première du matériel employé met paradoxalement en évidence le contexte du genre dans le travail. Les significations se figent dans la masse qui enveloppe le corps. L’objectif de l’artiste est de saper l'actuel canon de beauté et la pression sociale qu'il entraîne, ainsi que les attentes vis-à-vis de l'image féminine. La critique vise également à fasciner avec les nouvelles méthodes de traitement de beauté - elles résonnent aussi avec les œuvres d'art qui exploitent souvent la relation directe avec le corps féminin, consolidant encore plus sa position.
The spatial forms are constructed with used facial masks, waste left after abeautifying proces. In order to obtain material for her work Marta Zgierska forces herself to perform the ritual of placing the mask on her face and she repeat the proces untilit becomes harmful to her skin. In this way she wants to transform her image into pure form, deprived of mimetic content and gender. The material used is visualy separated from its primary context the female face, and yet it remains a kind of self-portrait. Although she reject her gender through the transition towards abstraction, the primary function of the material employed paradoxicaly brings out the context of gender in the work. Meanings congeal in the mass which envelops thebody. Her goal is to undermine the current beauty canon and the social pressure it entails, as wel as the expectations towards the feminine image. The criticism is also aimed at fascination with new beauty treatment methods – they reverberate even in works of art whic hoften exploit the direct relation with the female body, in fact consolidating its position even more.