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They came, they party'd, they left

Olivier Degorce

16 avril
— 4 juillet
2015

After sur la péniche Rubis, Paris, 1992 © Olivier Degorce

After sur la péniche Rubis, Paris, 1992 © Olivier Degorce

Jeff Mills, Radio FG 98.2, rue Rébeval, Paris, 1994 © Olivier Degorce

Jeff Mills, Radio FG 98.2, rue Rébeval, Paris, 1994 © Olivier Degorce

Stéphanie, Paris, 1993 © Olivier Degorce

Stéphanie, Paris, 1993 © Olivier Degorce

Rave, Esplanade du Musée d'Art Moderne, Paris, 1993 © Olivier Degorce

Rave, Esplanade du Musée d'Art Moderne, Paris, 1993 © Olivier Degorce

Me Gusta la paëlla, picture-disque sur platine Tecnics, Radio FG 98.2, Paris 1994 © Olivier Degorce

Me Gusta la paëlla, picture-disque sur platine Tecnics, Radio FG 98.2, Paris 1994 © Olivier Degorce

Per (NL) Rave au Bourget, 1994 © Olivier Degorce

Per (NL) Rave au Bourget, 1994 © Olivier Degorce

Rave à la Grande Arche de la Défense, Paris 1992 © Olivier Degorce

Rave à la Grande Arche de la Défense, Paris 1992 © Olivier Degorce

Rave à l'aqualand de Gyf-sur-Yvette#1, 1992 © Olivier Degorce

Rave à l'aqualand de Gyf-sur-Yvette#1, 1992 © Olivier Degorce

Table de mixage, pile de disques, seau cher Eric Rug, Paris 1995 © Olivier Degorce

Table de mixage, pile de disques, seau cher Eric Rug, Paris 1995 © Olivier Degorce

Julie B. 1995 © Olivier Degorce

Julie B. 1995 © Olivier Degorce

Super sourire, rave dans un lieu secret, Paris, 1992 © Olivier Degorce

Super sourire, rave dans un lieu secret, Paris, 1992 © Olivier Degorce

Somewhere, 1994 © Olivier Degorce

Somewhere, 1994 © Olivier Degorce

Artist, Paris, 1999 © Olivier Degorce

Artist, Paris, 1999 © Olivier Degorce

Delphine K. 1994 © Olivier Degorce

Delphine K. 1994 © Olivier Degorce

Chrissy, Paris, 1994 © Olivier Degorce

Chrissy, Paris, 1994 © Olivier Degorce

Sextoy & la Bourette American Center, Paris, 1995 © Olivier Degorce

Sextoy & la Bourette American Center, Paris, 1995 © Olivier Degorce

Retour d'Espagne, 1994 © Olivier Degorce

Retour d'Espagne, 1994 © Olivier Degorce

Jérôme Pacman, Le Queen, Paris, 1994 © Olivier Degorce

Jérôme Pacman, Le Queen, Paris, 1994 © Olivier Degorce

Mozinor, Montreuil, 1997 © Olivier Degorce

Mozinor, Montreuil, 1997 © Olivier Degorce

Party Dead, Paris 1994 © Olivier Degorce

Party Dead, Paris 1994 © Olivier Degorce

After à l'hôpital Saint-Louis, Paris, 1992 © Olivier Degorce

After à l'hôpital Saint-Louis, Paris, 1992 © Olivier Degorce

Rave, sous-sol, près du métro Jean-Jaurès, Paris, 1991 © Olivier Degorce

Rave, sous-sol, près du métro Jean-Jaurès, Paris, 1991 © Olivier Degorce

exposition
“J’ai atterri dans les premières soirées Acid House vers 1987-88 à Paris. J’avais 20 ans. Ce fut un véritable choc. Cette musique n’avait aucun équivalent dans ce que ma génération avait pu entendre jusque là. Quand le phénomène des raves s’est accentué, je suis allé en soirée toujours muni d’un appareil de poche. Prendre des photos était une façon de garder une trace de ces moments uniques. J’étais là au bon moment et certainement le seul à photographier de manière systématique. Collecter des portraits de personnes jouant des disques pressés seulement à 100 ou 500 exemplaires, des vinyles sans pochette, sans visuel, me fascinait. Il y avait vraiment un truc paradoxal dans le fait de faire ces photos parce qu’on était tous là incognito, autant le public que les Djs qui se moquaient bien d’être vus ou regardés. Ces fêtes étaient totalement underground, leur organisation interdite. Ces images ont été réalisées dans des endroits qui pour la plupart n’étaient pas dédiés à la fête (entrepôts désaffectés, friches industrielles, péniches, sous des ponts de Paris). Le côté “on vient comme on est” contrastait avec les apparats des tenues des boites de nuit alors en vigueur. Je suis rarement revenu d’une soirée avec plus de quinze photos, deux ou trois d’un DJ, parfois une seule. Aucune retouche numérique n’a été effectuée, ni aucun recadrage. Ces images sont montrées telles qu’elles ont été prises. Je n’ai aucun fétichisme à utiliser le noir et blanc et j’ai toujours préféré les couleurs, même fades. Si certaines de ces photos ont été réalisées en noir et blanc, c’était pour des raisons purement pratiques : Coda magazine, le premier magazine parisien sur les musiques électroniques avec lequel j’ai collaboré dés le premier numéro était imprimé en noir et blanc.” (Olivier Degorce, Paris, 2015)
“I landed in Paris' first Acid House nights around 1987-1988. I was 20. It was a shock. My generation had never heard anything remotely familiar to this kind of music until then. As the rave phenomena grew, I always took a compact camera to parties. Taking pictures was a way to keep a record of these unique moments. I was there at the right time; the only one systematically taking pictures. Collecting portraits of people playing records pressed only once - 100 to 500 copies only – fascinated me. These vinyls without covers or visuals were enchanting. There was something truly paradoxical to taking these pictures because we were all there incognito; the public and the DJs couldn't have cared less about being seen or watched. Those prohibited parties were completely underground. These images were taken in places that, for the most part, were not intended for partying (abandoned warehouses, industrial wastelands, barges, the area under Parisian bridges...) The “come as you are” aspect contrasted with the ceremonious attire required by nightclubs at the time. I rarely came back from a party with more than 15 photos: 2 or 3 of the DJ, sometimes only one. Neither digital retouching nor cropping has been done. These images are shown as they were taken. I am not a black and white photography fetishist. In fact, I've always preferred colors, even bland ones. The fact that some of these pictures were printed in black and white was for purely practical reasons: Coda magazine, the first Parisian electronic music magazine that I collaborated with from the start, was in black and white.” (Olivier Degorce, Paris, 2015)